Top of the Prots

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les protéines (mais que vous n'aviez jamais osé demander)

Des chercheuses et des protéines

Comme dans tous les domaines scientifiques, de nombreuses femmes ont contribué à étendre nos connaissances sur les protéines. Voici quelques unes de nos biochimistes préférées sur Top of the Prots (et si la votre n’y figure pas encore, n’hésitez pas à nous envoyer un petit mot pour nous la faire découvrir !).

  • Maria Manasseina (1841-1903) Avant de travailler sur le sommeil, cette médecin russe a réalisé des expériences sur la fermentation alcoolique hors du milieu cellulaire. Son article de 1872 précède de 25 ans les travaux d’Eduard Büchner sur le sujet.
  • Maud Menten (1879-1960) Cette biologiste canadienne s’est tout particulièrement penchée sur la cinétique enzymatique, et est à l’origine de la célèbre équation de Michaelis-Menten (bien connue des étudiants en enzymologie), qui décrit la vitesse d’une réaction chimique catalysée par une enzyme.
  • Gerty Cori (1896-1957) Cette biochimiste américaine a travaillé sur le glucose et son dérivé le glycogène, montrant notamment comment celui-ci peut être dégradé dans les muscles, puis resynthétisé et stocké dans l’organisme comme réserve énergétiques (et le tout grâce à des protéines bien sur !). Ses travaux lui ont valu un prix Nobel de Médecine en 1947 (dont elle est la première femme récipiendaire), Pour sa découverte du processus de conversion catalytique du glycogène.
  • Arda Green (1899-1958) est une biochimiste américaine qui a travaillé sur la bioluminescence chez les lucioles. Elle a isolé la luciférase, la protéine à l’origine de ce phénomène. Elle a également collaboré avec Gerty Cori et a isolé la phosphorylase, une des protéines impliquées dans le cycle du glycogène.
  • Mary Locke Petermann (1908-1975) Cette biochimiste américaine fut la première à isoler et caractériser le ribosome dans les cellules animales.
  • Rita Levi-Montalcini (1909-2012) Dans les années 50, cette neurologue italienne a isolé le Facteur de Croissance Nerveuse (NGF), une protéine impliquée dans la croissance, la prolifération et la survie des neurones. Ces travaux lui ont valu un prix Nobel de Médecine en 1986. À son décès en 2012, à l’âge de 103 ans, elle était la plus âgée des récipiendaires du prix Nobel.
  • Dorothy Crowfoot Hodgkin (1910-1994) Les travaux de cette pionnière de la cristallographie lui ont valu un Prix Nobel de Chimie en 1964, Pour ses déterminations, par des techniques de rayons-x, de la structure de substances biochimiques importantes. En 1969 elle détermine la structure de l’insuline.
  • Rosalind Franklin (1920-1958) Cette physico-chimiste est surtout connu pour ses cliché de l’ADN obtenus par diffractions de rayons X qui ont permis de découvrir se structure en double hélice. Mais elle a également travaillé sur la structure du virus de la mosaïque du tabac  (et donc de l’enveloppe protéique du virus).
  • Ada Yonath (1939-) est une biologiste moléculaire israélienne. Elle a fondé le premier laboratoire de cristallographie d’Israël en 1970, et en 2009 elle a reçu le prix Nobel de Chimie pour l’étude de la structure et de la fonction du ribosome.
  • Jane Richardson (1941-) Au début des années 80, cette biophysicienne américaine à mis au point les modes de représentation en hélice et en ruban qui permettent de mettre en valeur les structures secondaires au sein d’une protéine. Près de 40 ans plus tard, les biochimistes du monde entier voient donc les protéines à travers ses yeux !
  • Linda Buck (1947-) est une biologiste américaine qui a étudié le système olfactif. Ses travaux sur les récepteurs olfactifs lui ont valu le prix Nobel de Médecine en 2004.
  • Elizabeth Blackburn (1948-) est une biologiste moléculaire d’origine australienne qui travaille sur les télomères, des structures placées à l’extrémité des chromosomes et qui ont pour fonction de protéger ceux-ci. Avec Carol Greider, son étudiante de thèse, elle a co-découvert la télomérase, une protéine qui fabrique ces télomères, et elles ont reçu le prix Nobel de Médecine en 2009 pour la découverte de comment les chromosomes sont protégés par les télomères et de l’enzyme télomérase.
  • Barbara Pearse (1948-) est une biologiste cellulaire britanique qui a découvert la clathrine dans le cadre de ses recherches sur les vésicules.
  • Susan Lindquist (1949-2016) Cette biologiste américaine a travaillé sur le problème du repliement protéique, tout particulièrement dans le cadre de recherches sur les protéines de choc thermique (HSP), qui peuvent notamment servir de chaperons lorsque la cellule est en situation de stress.
  • France Arnold (1956-) Cette biochimiste américaine a mis au point les méthodes d’évolution dirigée, qui permettent de modifier une protéine afin de moduler ou d’améliorer son activité. Ses travaux lui ont valu le prix Nobel de Chimie en 2018, pour l’évolution dirigée des enzymes.
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